| |||||||||||||||
|
LA SUSPENSION ACTIVE
La suspension active, introduite en Formule 1 en 1992 par Williams mais interdite à la fin de 1993, va faire sa première apparition sur une voiture de série grâce à Mercedes. Cette nouveauté fait disparaître le fameux dilemme des ingénieurs et responsable marketing au moment de définir son réglage : souple pour le confort ou ferme pour la tenue de route. ![]() Certains constructeurs maîtrisent très bien ce compromis, mais sur des voitures " légères ". Pour Mercedes, cela concerne des véhicules de plus d'une tonne et demie (Classe S et Coupé CL). A ce niveau de poids, le mouvement de caisse devient plus difficile à gérer. La suspension active permet de limiter ce mouvement pendant les virages, les phases de freinage et d'accélération. Mercedes a placé des pistons à commande hydraulique au niveau de chaque roue. Ils sont placés dans la suspension classique. Chaque écrasement de suspension est compensé par le piston hydraulique.
La suspension active n'est pas à confondre avec la suspension pilotée qui ne fait que varier la dureté de l'amortissement pour passer d'un mode confort à un mode sport. La suspension active travaille à une faible fréquence (jusqu'à 5 hertz) si bien que les barres stabilisatrices ne sont pas nécessaires. Les fréquences plus élevées (jusqu'à 30 hertz) sont absorbées par les amortisseurs à gaz. La suspension active serait capable d'absorber ces fréquences élevées, mais sans efficacité supplémentaire et pour une consommation plus élevée. Mercedes développe la suspension active depuis 1978 et l'a utilisée en compétition sur une voiture du Groupe C (C11) en 1991.
avril 2001
Nous écrire © Tous droits réservés 2002-2004 auto-innovations.com |
|||||||||||||||