Le timing (ou cycle) Miller devient courant


Les constructeurs ont peu d’options qui permettent d’augmenter le rendement thermique des moteurs tout en limitant leurs émissions toxiques. Le timing Miller, alternativement nommé « cycle Miller » ou « cycle Atkinson » — sans qu’une différenciation cohérente de ces termes soit usuellement définie — est l’une des solutions les plus simples et efficaces. Quasiment tous les moteurs récents fonctionnent plus ou moins selon son principe de base, qui est de raccourcir la course effective de compression par rapport à celle d’expansion en modifiant le diagramme de distribution.

A l’origine, l’objectif affiché par Ralph Miller dans ses brevets était d’augmenter la puissance spécifique des moteurs grâce à une forte pression de suralimentation sans dépasser les limites thermiques et mécaniques. Aujourd’hui, il s’agit plutôt d’abaisser la température de combustion pour réduire la formation d’oxydes d’azote des diesels ou de diminuer les pertes par pompage des moteurs à essence en gardant leur papillon d’admission largement ouvert sous charge partielle et en permettant un rapport volumétrique plus élevé. L’inconvénient est que le coefficient de remplissage, la PME et donc la puissance sont diminués, mais cette perte peut être compensée voire surcompensée par une pression d’admission accrue.




Contenu :
  • Page 1 : Sommaire
  • Page 2 : Introduction
  • Page 3 : Cycle Atkinson, historique et définition
  • Page 4 : Timing Miller, historique et définition
  • Page 5 : Diagramme de distribution - 1/2
  • Page 6 : Diagramme de distribution - 2/2
  • Page 7 : Démarcation floue
  • Page 8 : Timing Miller « retardé » ou « avancé »
  • Page 9 : Timing Miller et cylindrée - 1/2
  • Page 10 : Timing Miller et cylindrée - 2/2


Auteur : François Dovat
Date de parution : mars 2018




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