7 septembre 2011

La Toyota Yaris 1,33 litre VVT-i CVT

La nouvelle Toyota Yaris sera l’une des vedettes du prochain salon de Francfort. Elle sera disponible avec 3 offres de moteurs : deux groupes essence 1,0 et 1,33 VVT-i, ainsi qu’un Diesel 1,4 D-4D. Ce dernier peut recevoir en option une boîte manuelle robotisée MultiMode. Le GMP le plus intéressant techniquement reste cependant le moteur 1,33 VVT-i accouplé à la transmission à variation continue (CVT) Toyota MultiDrive S.

Ce moteur développe une puissance de 73 kW (99 ch) à 6000 tr/min et un couple de 125 Nm à 4000 tr/min. Il est équipé d’un calage variable sur les deux arbres à cames Dual VVT-i pour accroître le couple sur une plus large plage de régimes. Malgré qu’il ne soit pas à injection directe, son rapport volumétrique atteint 11,5:1. Un dispositif EGR externe réduit les pertes par pompage sous faible charge et abaisse d’autre part la température de combustion de 40°C, ce qui évite de recourir à l’enrichissement d’essence pour protéger le pot catalytique d’une surchauffe.

Le moteur est aussi doté d’un Stop-Start maison déjà présenté dans notre dossier spécifique. Pour rappel, son originalité est de disposer d’un engrènement permanent entre le pignon du démarreur et les dents de la couronne, celle-ci se désolidarisant du volant moteur par une roue libre. Désormais, le Stop-Start est capable d’opérer jusqu’à -15 °C, au lieu de 5°C pour la concurrence. Ce progrès n’est pas lié à la batterie elle-même, mais plutôt à sa gestion.

La boîte MultiDrive S représente la dernière évolution en date de transmission à variation continue (CVT). Le plus étonnant est l’amélioration de l’agrément de conduite en supprimant quasiment cette sensation propre aux CVT de transmission qui « patine ». 7 paliers de rapports ont été programmés pour recréer les habitudes des boîtes à pignons. Ainsi, lors d’une accélération pleine charge départ arrêté, le moteur monte à 5500 tr/min pour ensuite redescendre à 4500 tr/min et ainsi de suite à 6 reprises jusqu’à environ 140 km/h. Le rapport le plus long est ensuite progressivement atteint avec un régime positionné à 6000 tr/min. Un mode manuel séquentiel, toujours à 7 rapports virtuels, peut être commandé, actionné soit par le levier, soit par les palettes au volant. A vitesse stabilisée en dessous 100 km/h, le régime moteur est maintenu entre 2000 et 3000 tr/min. Enfin, un mode « puissance maximale » entre en action lorsque l’accélérateur est écrasé et a passé un point dur (kick-down). Dans ce cas, le moteur se positionne à 5000 tr/min, monte progressivement jusqu’à 6000 tr/min jusqu’à 100 km/h et se maintient à ce régime pour les vitesses plus élevées.

Toyota a donné une appellation à 4 fonctions de la CVT. Le Flex Lock-up verrouille le convertisseur hydrodynamique pour abaisser la consommation. La fonction Flex Start est un amortisseur de vibration qui abaisse de 15 à 10 km/h la vitesse à laquelle le convertisseur de couple peut être bloqué. A la décélération, la fonction Lock-up Slip diminue la consommation en coupant plus longtemps l’arrivée de carburant. Quant au Speed Ratio, il limite les changements de rapports en côte et, en descente, il accroît le frein moteur. La CVT offre également une ouverture supérieure à celle de la boîte manuelle à 6 rapports : 5,54 contre 5,05. La consommation mixte NEDC de la Toyota Yaris est de 5,2 l/100 km (120 g/km de CO2) avec la boîte manuelle et de 5,0 l/100 km (114 g/km de CO2) avec la MultiDrive S, la différence se faisant essentiellement sur le cycle urbain (5,7 au lieu de 6,4 l/100 km). Notons enfin que la CVT ne dispose pas de pompe à huile électrique, contrairement aux boîtes automatiques des concurrentes lors qu’elles ont la fonction Stop-Start, le remplissage du convertisseur se faisant par l’entraînement du moteur.

  Yvonnick Gazeau

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