4 octobre 2012

IFP Energies nouvelles relève le défi du véhicule particulier à 2l/100 km

Dans la perspective de la commercialisation souhaitée par le gouvernement français, d'ici à 10 ans, d'un véhicule consommant 2 litres aux 100 km, IFP Energies nouvelles (IFPEN) mobilise ses équipes pour atteindre cet objectif. Cela suppose des innovations tant en termes de motorisations performantes, que d'électrification du véhicule, de diversification des vecteurs énergétiques, ou de réduction de la masse du véhicule.

Selon IFPEN, un gain de l'ordre de 40 à 50 % sur la consommation du véhicule est encore accessible. Dans cet objectif, IFPEN conduit des travaux de recherche visant, à la fois à poursuivre l'optimisation énergétique des motorisations Diesel et essence, tout en intégrant progressivement les technologies d'électrification du véhicule, et en développant des motorisations dédiées à des carburants bas carbone (biocarburants, gaz naturel, etc.). IFPEN développe également les technologies de réduction des pertes mécaniques et thermiques, au travers notamment de la récupération de l'énergie perdue à l'échappement (cycle Rankine, turbocompound).

Les innovations apportées au GMP ne suffiront pas à atteindre la cible de 2 litres/100km. Des progrès très significatifs devront être aussi réalisés au niveau des caractéristiques du véhicule, et en particulier de sa masse. En effet, en dehors du système de propulsion, la masse du véhicule est un paramètre d'ordre un vis-à-vis de la consommation : sur un véhicule traditionnel, une réduction de la masse de 100 kg entraîne une réduction de l'ordre de 5g CO2/km ! Pour parvenir à une consommation de 2 litres aux 100, il semble nécessaire de revenir, pour des véhicules de moyenne gamme, à des niveaux de l'ordre de 700 - 800 kg, tout en préservant la sécurité des véhicules et le confort auxquels les utilisateurs sont habitués : ESP, ABS, régulateur de vitesse, conduite assistée, climatisation, etc.

De surcroît, cette démarche devra être accompagnée d'efforts au niveau de la trainée aérodynamique et des frottements (par exemple, pneumatiques à faible largeur) qui impactent également la consommation. Enfin, une limitation sensible des performances (accélération et vitesse maximale) permettrait également d'améliorer le rendement énergétique.

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