17 mars 2014

Volvo teste un détecteur oculaire

Volvo teste un détecteur oculaire qui permet de repérer les yeux fermés du conducteur ou de discerner ce qu’il regarde.

Volvo teste un détecteur oculaire

L’implantation d’un détecteur sur le tableau de bord pour contrôler certains aspects, comme l’endroit où se porte le regard du conducteur, le degré d’ouverture de ses yeux ainsi que la position et l’inclinaison de sa tête, ouvre la voie au développement de systèmes de sécurité précis pouvant détecter l’état du conducteur et adapter le comportement du véhicule en conséquence. Ainsi, la voiture veillera elle-même à ne pas s’écarter de son couloir de circulation ou trop s’approcher du véhicule qui la précède en cas d’inattention du conducteur, tout en étant par ailleurs capable d’empêcher le conducteur de s’endormir.

« A partir du moment où la voiture sait détecter l’inattention du conducteur, il est possible d’adapter plus efficacement les systèmes de sécurité. Par exemple, les dispositifs d’assistance à la conduite peuvent être activés plus tard si le conducteur est concentré, ou plus tôt si son attention est captée par autre chose », explique Per Landfors, ingénieur chef de projet des systèmes d’assistance à la conduite de Volvo Cars. On peut adapter certains des systèmes actuels, comme l’aide au maintien dans la voie, l’alerte anticollision avec freinage automatique à pleine puissance et le régulateur de vitesse adaptatif avec assistance au volant.

La technologie repose sur un détecteur monté sur le tableau de bord face au conducteur. De petites LED éclairent le conducteur avec une lumière infrarouge, ensuite contrôlée par le détecteur. La lumière infrarouge n’est pas visible par le conducteur car elle est juste en dehors des longueurs d’onde auxquelles l’œil humain est sensible.

Les détecteurs d’état des conducteurs ouvrent également la voie à d’autres possibilités. En surveillant les mouvements oculaires, la voiture pourrait adapter l’éclairage à la fois intérieur et extérieur pour suivre la direction dans laquelle se porte le regard du conducteur. Elle pourrait également configurer les réglages de sièges, par exemple, simplement en reconnaissant la personne au volant.

« Cette fonction pourrait être prise en charge par le détecteur mesurant différents points du visage pour, par exemple, identifier le conducteur. Dans le même temps, cependant, il est essentiel de se rappeler que la voiture ne stocke pas d’images et n’assume pas de rôle de surveillance du conducteur », précise Per Landfors.

Notons que cette technologie est déjà commercialisée sur plusieurs modèles Lexus depuis 2007, voir La détection de la somnolence à l’aube de la réalité.

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