16 janvier 2016

Le Toyota RAV4 arrive en version hybride 4x4

En 1994, Toyota crée un nouveau segment de marché avec le lancement du RAV4 (projet G21) : celui des SUV compacts. Sa 4ème génération reçoit aujourd’hui un lifting et pour la première fois une version hybride en version 4x2 et 4x4.

Le Toyota RAV4 hybride reprend la base technique du Lexus NX 300h. Son groupe motopropulseur est constitué d’un moteur thermique associé à une hybridation électrique en division de puissance, une architecture qui a fait la réputation du constructeur et qui est utilisée sur tous les modèles « full-hybrid » du groupe.

Le 4 cylindres de 2.5 (version 2AR-FXE) développe 112 kW (152 ch DIN) à 5700 tr/min et un couple maximal de 206 Nm entre 4400 et 4800 tr/min. Un déphaseur d’arbre à cames d’admission (VVT-i) permet d’accroître l’effet du cycle Atkinson à faible charge. Comme pour les Prius, un circuit EGR refroidi à commande électronique réduit les pertes par pompage également sous faibles charges et l’injection est toujours indirecte. Deux arbres d’équilibrage Lanchester sont entraînés par une couronne dentée sertie à la circonférence de la troisième flasque de vilebrequin, devant le deuxième maneton.

Le moteur électrique synchrone à aimants permanents du train avant fonctionne sous 650 V ; il développe 105 kW (143 ch) et un couple maximal de 207 Nm à l’arrêt. L’énergie électrique récupérée est stockée dans un batterie NI-MH de 1,59 kWh sous 245 V installée sous les sièges arrière. La puissance totale du GMP atteint 145 kW (197 ch). Le volume du coffre est de 500 litres, seulement 37 l de moins que les versions à propulsion uniquement thermique.

La version 4x2 accélère de 0 à 100 km/h en 8,3 secondes et sa consommation mixte NEDC est de 4,9 l/100 km (115 g/km de CO2).

Le modèle à 4 roues motrices, plus cher de 2300 euros, est doté en plus d’un moteur électrique sur l’essieu arrière ; il n’y a donc pas d’arbre de transmission central. Ce montage n’est pas nouveau chez le constructeur car c’est également celui du Lexus RX lancé en 2005. Il est alimenté par le moteur-générateur entraîné par le 4 cylindres et/ou par la batterie. Le moteur arrière délivre 50 kW (68 ch) et 139 Nm, soit les mêmes valeurs que sur les RX. Lors des décélérations, il devient générateur et participe à la récupération de puissance. Logé dans le compartiment avant, l’onduleur est intégré avec celui gérant les machines électriques frontales. Il est dans ce cas plus volumineux et il reçoit une connexion supplémentaire par rapport à celui du 4x2.

Moteur électrique arrière sur le Lexus RX


Yoshikazu Saeki, ingénieur en chef adjoint du projet RAV4 : « La priorité du 4x4 est d’améliorer la motricité et la stabilité du véhicule. La gestion de la transmission électrique apporte un dosage très précis de répartition de couple entre les deux essieux. »

Les essais des deux versions montrent cependant des comportements radicalement différents. Le 4x2 privilégie le confort avec des suspensions très souples et une grande douceur de conduite qui en fait un véhicule très agréable en zone urbaine. Notons que Toyota a modifié la gestion de la montée en régime du moteur thermique lors des accélérations en couplant partiellement sa progression avec celle de la vitesse afin de réduire la perception mal acceptée en Europe d’un moteur tournant continuellement au même régime.

Le 4x4 semble plus dynamique, tant par ses mouvements de suspensions mieux amortis que par le dynamisme du GMP. Si le constructeur annonce des puissances maxi équivalentes entre les deux modèles, elle semble supérieure lors des demandes transitoires. Il est possible que la batterie délivre plus de puissance lors des accélérations pour alimenter le moteur arrière. Cette idée est confortée par le fait que le 0-100 km/h est identique alors que le 4x4 est plus lourd de 65 kg (1690 kg) et que la démultiplication de son pont avant est moindre (3,542 au lieu de 3,75). Sa consommation extra-urbaine est inférieure de 0,1 l/100 km en raison du rapport plus long et celle mixte est supérieure d’autant : 5.0 l/100 km au lieu de 4,9 l/100 km.

Le RAV4 est doté du Toyota Safety Sense qui regroupe de nombreuses assistances à la conduite utilisant la combinaison d’une caméra et d’un radar fournis par Continental : système de sécurité précollision (PCS, entre 10 km/h et 180 km/h) avec détection des piétons en dessous de 80 km/h, alerte de franchissement de ligne (LDA), gestion automatique des feux de route (AHB), régulateur de vitesse adaptatif (ACC) et lecture de panneaux de signalisation (RSA). L’ajout de 2 radars arrière apporte le contrôle des angles morts (BSM) et l’avertisseur de circulation arrière (RCTA, Rear Cross Traffic Alert).

Une vision panoramique faisant appel à quatre caméras et à un logiciel de fusion des 4 images est également proposée.

  Yvonnick Gazeau

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