30 mars 2017

Bosch France inaugure son campus innovation

Le nouveau bâtiment doit abattre les cloisons entre les métiers et booster l’innovation.

Présent à Saint Ouen (93) depuis 1928, le siège social français a été agrandi de 5000 m² pour disposer d’un showroom et loger 300 des 1300 personnes basées sur le site. Heiko Carrie, président de Bosch France-Benelux, a ainsi annoncé lors de l’inauguration : « Cet investissement témoigne de l’importance stratégique de la France pour le groupe, qui souhaite en faire un de ses hubs innovants dans le futur. La France dispose notamment de jeunes ingénieurs particulièrement bien formés. »

Il ajoute : « Ce campus a été conçu pour faire tomber les cloisons entre les métiers. » En effet, les méthodes de travail collaboratives sont encouragées afin de favoriser l’esprit d’innovation au sein du Groupe dont l’ambition est d’être leader mondial de l’Internet des objets. Le personnel bénéficie ainsi de grands espaces facilitant le travail en équipe et de « focus rooms » pour s’isoler au calme ou organiser des micro-réunions. Les bureaux ne sont pas attitrés mais sont en libre-service dans de grandes salles connectées. Comme toujours dans cette étape importante de modification du travail, les collaborateurs devront aussi apprendre à travailler sans faire trop de bruit !

Plusieurs projets développés en interne ont été présentés. Le service Bosch Motorsport a par exemple mis au point un programme et un calculateur qui permettent d’analyser avec suffisamment de rapidité la courbe de pression dans les cylindres des moteurs de Formule 1 pour détecter un cliquetis éventuel, une modification des réglages étant possible dès la combustion suivante. Pour la première fois, une équipe de Bosch France a décroché un contrat de pré-développement d’un moteur et utilisera un outil de simulation « Engine in the loop » permettant une étude continue par multi-étape simultanée (développement agile). Les équipes « Innovation » travaillent également dans d’autres domaines tels que l’électro-ménager, le bâtiment, l’outillage et de nombreux autres biens de consommation. Un dispositif de surveillance pour l’agriculture permet par exemple de détecter des maladies ou d’optimiser le traitement des semences après avoir analysé les données mesurées telles que la pluie, le vent, la température de l’air ou l’hydrométrie. Ce programme améliorera les rendements ou, s’ils sont déjà élevés comme en France, va accroître les actions écologiques.

Cet investissement de 19 millions d’euros s’ajoute aux près de 500 millions d’euros engagés depuis 5 ans en France, par exemple sur le site de production de Rodez qui a été labellisé « Vitrine Industrie du Futur » par l'Alliance Industrie du Futur, initiée en 2015 pour la mise en œuvre de « l’usine idéale ».


  Yvonnick Gazeau

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