4 juin 2015
Bioéthanol - Nouvelle étape pour le projet Futurol : industrialisation de son procédé et commercialisation de sa technologie
  • Après 7 ans de R&D et une phase pilote couronnés de succès, le PROJET FUTUROL entre en 2015 dans une nouvelle phase clé, celle de l’industrialisation de son procédé de prétraitement de la biomasse et de la commercialisation de sa technologie.
  • L’originalité de la TECHNOLOGIE FUTUROL repose sur la polyvalence en termes de matières premières et le caractère modulaire et indépendant de sa technologie.


Le PROJET FUTUROL aborde de nouvelles étapes clés de son développement : l’industrialisation du procédé et la commercialisation de sa technologie
Le PROJET FUTUROL franchit en 2015 une nouvelle étape clé dans son développement. Les premières étapes de R&D et de pilote ayant permis de valider la viabilité du procédé sur les plans économiques et environnementaux, la prochaine étape est le lancement de premiers essais industriels. Une unité de prétraitement à échelle industrielle est actuellement en cours d’implantation sur le site Tereos de Bucy, pour mise en production début 2016.

Cette 3ème étape clé du projet a pour vocation d’accompagner la commercialisation de la TECHNOLOGIE FUTUROL. C’est le procédé complet qui sera ainsi commercialisé dans les prochains mois, par l’intermédiaire de la société AXENS, filiale à 100 % d’IFP Energies nouvelles. L’ambition est à la fois de commercialiser le procédé dans sa globalité, mais également de permettre son intégration sur des bioraffineries existantes grâce à la flexibilité de la TECHNOLOGIE FUTUROL.

Adaptabilité et autonomie, les clés du succès de la TECHNOLOGIE FUTUROL

La force et la compétitivité de la TECHNOLOGIE FUTUROL développée dans le cadre du PROJET FUTUROL résident d’abord dans le caractère adaptable du procédé. Le procédé permet aussi de s’intégrer facilement aux ateliers de production des usines déjà existantes. Le procédé de prétraitement mis au point a par ailleurs été conçu de manière à utiliser une très large gamme de co-produits végétaux et de biomasses dédiées, optimisant ainsi le recours à un approvisionnement local en matières premières.

L’autre atout de la TECHNOLOGIE FUTUROL est son autonomie. Technologique d’abord en ce qui concerne les auxiliaires, grâce à la production in-situ des enzymes et des levures adaptées aux matières premières traitées. Énergétique ensuite, puisque la TECHNOLOGIE FUTUROL permet une totale autonomie, voire une production énergétique excédentaire.

Un projet inédit, des performances inégalées
a. Un prix de revient compétitif
Depuis le lancement du PROJET FUTUROL en 2008, le prix de revient estimé de l’éthanol a été divisé par 10. Selon les matières premières utilisées, le litre d’éthanol produit grâce à la TECHNOLOGIE FUTUROL se projette à des niveaux de prix de revient acceptables commercialement. Il reste à confirmer les hypothèses technico-économiques par les essais industriels.
b. Des usines excédentaires en énergie
Une usine valorisant la TECHNOLOGIE FUTUROL est autonome en énergie à hauteur de 120 à 140% de ses besoins. La haute intégration du procédé permet d’optimiser toutes les consommations en énergie. D’un autre côté, la TECHNOLOGIE FUTUROL permet une valorisation énergétique (chaleur et électricité) de l’ultime résidu du procédé, la lignine.
c. Jusqu’à 90% de réduction des émissions de gaz à effet de serre
La TECHNOLOGIE FUTUROL assure une réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES) supérieure à 70%, du champ au produit final. Cette réduction peut même atteindre plus de 90% dans le cas de cultures particulièrement économes au niveau environnemental.
d. Un procédé original et performant
Enfin, la TECHNOLOGIE FUTUROL permet de produire de l’éthanol cellulosique grâce à un système totalement intégré, avec un nombre d’étapes unitaires limité et des opérations simplifiées.

Le PROJET FUTUROL : la réussite d’une France à la pointe de la technologie

L'objectif de la chimie du végétal ou chimie bio-sourcée est de transformer de la biomasse en intermédiaires chimiques et carburants, d’intégrer de la biomasse dans les filières existantes de la chimie ou même d’en créer de nouvelles. Les biocarburants sont l’une des applications et le premier des domaines de développement industriel actuel.

Lancé en 2008, le PROJET FUTUROL associe 11 partenaires majeurs qui couvrent l’ensemble de la filière, du végétal au réservoir : acteurs R&D (ARD, IFP Energies nouvelles, INRA et Lesaffre), acteurs industriels (Office national des forêts, Tereos, Total, Vivescia) et acteurs financiers (Crédit Agricole Nord Est, CGB, Unigrains).

Financiers, industriels et chercheurs apportent leurs compétences et expertises de pointe, contribution clé pour l’atteinte de l’objectif du projet : la mise au point et la commercialisation d’un procédé et de technologies inédites permettant d’assurer une production de bioéthanol cellulosique compétitive et durable.

Le PROJET FUTUROL en chiffres
  • 76,4 millions d'euros d’investissement dont 29,9 millions d'euros de soutien de la part de BPIFRANCE
  • 105 chercheurs et ingénieurs de haut niveau impliqués dont 50 mobilisés à plein temps,publics et privés
  • 26 brevets déposés et plus de 110 communications scientifiques



  Source : Projet Futurol



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