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25/03/2026

Vers des batteries électriques plus efficaces ? Un nouveau plateau expérimental pour augmenter leur longévité

Alors que les prix à la pompe s’envolent partout dans le monde, de plus en plus de personnes se tournent vers le marché des voitures électriques et hybrides rechargeables. Au-delà de l’aspect économique, les batteries au cœur de ces véhicules représentent également une voie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport ! Cependant, l’extraction et le raffinage des minerais nécessaires à leur production sont très consommateurs d’eau et d’énergie, générant ainsi des gaz à effet de serre et d’importantes pollutions de l’air, de l’eau et des sols. Un coût environnemental souvent invisible pour le grand public.

Aujourd’hui, de nouvelles batteries sont proposés par des industriels, notamment dans le secteur de l’automobile. Mais les solutions proposées ne font que décaler le problème car elles utilisent juste d’autres métaux rares. Pour les chercheurs du laboratoire EMob-Lab (Laboratoire énergie et mobilité) – nouveau nom depuis janvier 2026 du laboratoire LICIT-ECO7, unité mixte de recherche de l’ENTPE et de l’Université Gustave Eiffel –, l’enjeu est ailleurs : prolonger au maximum la durée de vie des batteries existantes.

« Nous ne pourrons jamais supprimer totalement l’impact environnemental de la production des batteries », explique Marwan Hassini, chercheur au sein d’EMob-Lab. « En revanche, nous pouvons réduire cette “dette environnementale” en favorisant une utilisation la plus longue possible des batteries » complète-t-il. Une piste prometteuse qui consiste à offrir une seconde vie à ces équipements. Après avoir alimenté une voiture électrique, une batterie peut encore servir à stocker l’électricité issue des énergies renouvelables, alimenter des stations de recharge mobiles ou assurer des systèmes d’alimentation de secours.

Pour mieux comprendre et optimiser ces usages, le laboratoire EMob-Lab s’est doté d’un nouveau plateau expérimental, installé au sein des locaux de l’ENTPE. Cet outil permettra d’étudier finement le comportement et le vieillissement des batteries selon les températures, les cycles de charge et les usages. Les données recueillies serviront également à développer des « batteries virtuelles » : des modèles numériques capables de simuler leur fonctionnement et d’optimiser, par exemple, la consommation énergétique d’un véhicule.
 
 
    Source : EMob-Lab


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